Solennité du Christ Roi de l’Univers

Si tu es roi, sauve-toi toi-même, et nous aussi !

Combien de fois cette année aurions-nous aimé que la royauté du Christ éclate au grand jour ? Nous aurions aimé que Jésus rétablisse triomphalement de justes prix et dégonfle la bulle de la dette ! Qu’Il ferme la bouche des menteurs en faisant éclater la vérité ! Qu’Il se manifeste avec tonnerre et lumière à la messe ! Et cætera. Mais rien de tout cela n’est arrivé. Alors, nous risquons de penser la puissance du Christ Roi comme un immense gâchis, un futur hypothétique, une légende.

« Tu ne crains donc pas Dieu ! Tu es pourtant un condamné, toi aussi ! Et puis, pour nous, c’est juste : après ce que nous avons fait, nous avons ce que nous méritons. Mais lui, il n’a rien fait de mal. » Et il disait : « Jésus, souviens -toi de moi quand tu viendras dans ton Royaume. »

Fêter aujourd’hui la royauté du Christ, c’est commencer par reconnaître humblement notre petitesse devant Dieu. Lorsque nous confessons notre péché, nous ouvrons notre cœur à une action royale : la miséricorde divine nous rétablissant dans la communion avec Dieu. Lorsque nous professons notre foi en son action salvatrice, nous le laissons régner dans nos cœurs.Continue reading →

33ème dimanche du Temps Ordinaire

L’évangile de ce dimanche nous invite à nous tourner vers le mystère de la fin des temps et du retour du Christ. On a beau dire que cet horizon n’est pas à craindre pour un chrétien, tout de même Jésus ne nous aide pas : « on se dressera nation contre nation… Il y aura des tremblements de terre… Des phénomènes effrayants surviendront… On vous persécutera ! » Le tableau est réjouissant !

Effectivement, il y a de quoi avoir peur. D’ailleurs, il est certain qu’en tous temps des chrétiens ont éprouvé cette angoisse eschatologique, et notre époque ne fait pas exception. On pourrait s’en sortir à peu de frais en prétendant que tout cela n’est rien. Mais ici, Jésus ne nous dit pas que cette peur est sans objet. L’énumération des motifs de crainte est légitimement terrifiante. Il ne nous invite pas à balayer cette crainte comme inexistante, mais à la traverser, à ne pas nous laisser gouverner par elle au risque d’obscurcir notre jugement et notre désir de faire le bien.Continue reading →