4ème dimanche de l’Avent

Si de nos jours de nombreux chrétiens prient et aiment particulièrement saint Joseph, cette dévotion n’est en fait apparue que tard dans l’histoire de l’Église : à la fin du Moyen Âge et surtout à l’époque moderne. Il faut dire que l’Évangile n’en dit pas grand-chose : outre le passage que nous lisons ce dimanche, on ne le voit agir qu’au moment de présenter Jésus au Temple, puis d’emmener l’enfant et sa mère à l’abri en Égypte. Dans tout cela, pas une parole n’est rapportée ! Et pourtant, dans ces événements, toute la mission confiée par Dieu à Joseph est présente : nommer le Sauveur et protéger sa croissance. Dans notre culture, donner un nom ne revêt pas une importance aussi grande que dans la culture juive de l’Antiquité. Le nom représente le cœur de la personne, ce qu’elle est face à Dieu, au plus profond d’elle-même. Quand l’ange dit à Joseph « tu lui donneras le nom de Jésus », ce n’est pas une simple déclaration à l’officier d’état-civil qui lui est demandée. Donner un nom, c’est faire entrer dans l’existence. S’il n’est pas père biologique, Joseph reçoit une véritable mission paternelle à l’égard de Jésus. D’ailleurs, c’est par cette filiation adoptive que le Christ est reconnu comme fils de David (selon le titre que l’ange donne à Joseph).

Cela a une grande importance : c’est dans la descendance de David que le Messie devait naître. Cela montre vraiment l’importance que donne Dieu à Joseph : il n’est pas un simple protecteur désigné par accident, il est celui qui avait été choisi et préparé pour exercer la mission de père terrestre pour Jésus. Voilà une raison de l’honorer et de lui demander son intercession. Lui, le silencieux, qu’il nous aide à préparer la venue du Sauveur loin de l’agitation. Lui, le gardien, qu’il nous enseigne à protéger comme il convient les plus faibles et plus petits. Lui, le courageux, qu’il nous assiste dans nos décisions difficiles pour obéir à la Parole de Dieu !

don François Doussau + prêtre

3ème dimanche de l’Avent

« On verra la gloire du Seigneur, la splendeur de notre Dieu. » (Is 35, 2)

Chers paroissiens,
Voilà deux ans et demi maintenant que le patronage Louis de Gonzague a vu le jour dans nos paroisses. Cette réalité paroissiale est née pour faire face à la baisse constante d’enfants inscrits au catéchisme depuis quelques années. Il fallait trouver une autre manière de rendre accessible l’Evangile aux enfants et à leur famille.

Cela dit, cette idée n’est pas nouvelle. Les patronages sont nés au 19ème siècle, d’abord à Marseille avec les abbés Allemand et Timon-David, puis en Italie avec don Bosco. Ils ont marqué le paysage ecclésial français jusque dans les années 60. Aujourd’hui, les patronages refleurissent un peu partout en France. Selon les lieux, l’annonce de la foi est faite de manière plus ou moins directe : messe, découverte de vie de saints, pièce de théâtre, amitié avec des animateurs chrétiens ou les prêtres de la paroisse, participation à des activités caritatives… et les fruits sont là !Lire la suite →