Dimanche du Baptême du Seigneur

Prendre de la hauteur

Don Antoine m’a rapporté samedi qu’au cours de ses vacances il s’est trouvé dans le train entouré de personnes masquées, avec un casque sur les oreilles et les yeux fixés sur leur portable… chacun enfermé dans sa bulle ! A cette vue, il n’osait même plus regarder son billet de train sur son portable par crainte d’adopter le même comportement… Après la révolution de la télévision à domicile qui a renvoyé chacun chez soi les fameux joueurs de cartes de Marcel Pagnol, aggravée ensuite par la multiplication des écrans qui a fabriqué des wagons de personnes aux yeux rivées sur leurs portables, voilà qu’avec la pandémie actuelle le prochain devient une menace, auquel on ne parle même plus, accentuant encore la pente vers l’isolement des gens… Dates à venir :  6 et 7 février : W E de retraite pour les femm es à Montligeon—Préinscription : communication.sjsy@orange.fr ou 02 37 51 42 22 Alors, oui, il est nécessaire de prendre de la hauteur et de se poser la question suivante :  Quelle action concrète pouvons-nous faire aujourd’hui pour contrecarrer cet isolement ?  Comment l’Évangile me demande-t-il d’agir aujourd’hui pour rejoindre mon frère isolé ? Prendre de la hauteur, c’est se rappeler que notre objectif de chrétien c’est de vivre l’amour de Dieu et l’amour du prochain. C’est la charité fraternelle. Et que le Seigneur attend de nous aujourd’hui que nous ne soyons ni passifs, ni râleurs, mais plutôt préoccupés de vivre et de déployer la charité fraternelle ici et maintenant, dans les circonstances qui sont les nôtres. C’est là que Dieu nous attend.

Don René-François, curé

Vœux du curé 2021

Nous venons de clôturer cette fameuse année 2020 qui fera date dans nos mémoires. On ne compte plus, ces jours-ci, sur les réseaux sociaux la circulation des illustrations et expressions visant à balayer, jeter, exploser, enterrer cette année éprouvante !

Pourtant nous nous sommes enrichis de connaissances nouvelles et d’expériences inédites ? Est-ce que nous connaissions tous le pangolin ? Et le port du masque à l’extérieur n’était-il pas plutôt une coquetterie asiatique que nous n’osions pas adopter par fierté occidentale ?

Mais c’est certainement le 1er confinement qui nous aura le plus marqué en nous contraignant à rester fixé à domicile pendant 2 longs mois et, pour les chrétiens, en nous privant douloureusement de la participation présente, active et familiale à la messe dominicale.

Les conséquences de cette épreuve sont multiples… Je pense en premier lieu aux personnes seules, aux tensions intrafamiliales exacerbées, aux situations de précarité sociale et professionnelle, aux divisions, à la perte de confiance, aux fidèles qui ne sont pas revenus après le confinement…

Nous mesurons peut-être davantage combien l’homme est un animal social. Combien son univers relationnel est essentiel pour qu’il vive comme un être humain.

Comment les chrétiens ont-ils vécu cette année 2020 ? Continue reading →