Dieu aide
Une chose me frappe dans l’Évangile de ce jour : seul le pauvre reçoit un nom. Le riche, lui, demeure dans
l’anonymat. L’Évangile souligne ainsi une vérité profonde : être, savoir qui on est, d’où on vient et où on
va, comprendre le sens de notre existence est la plus grande des richesses. Avoir un nom, c’est la possibilité de pouvoir entrer véritablement en relation. Néanmoins, cette richesse-là ne s’acquiert pas, elle ne peut que se recevoir. Seule l’âme pauvre sait demander. Le riche consomme, il ne veut, ni ne peut accepter de dépendre. Il n’attend rien de l’autre. A contrario, le pauvre se trouve dans l’obligation de
mendier, et donc il est dans l’attente, dans la réception ; ainsi se rend-il capable de recevoir l’aide d’autrui. D’ailleurs, Lazare signifie en hébreu « Dieu aide », c’est bien sa pauvreté qui lui permet de recevoir ce nom.



