5ème Dimanche du Temps Ordinaire

Ce samedi 4 février, nous avons fêté sainte Jeanne de France, patronne de l’une de nos deux paroisses. Née le 23 avril 1464 au château de Nogent-le-Roi, fille du roi Louis XI, elle est très vite fiancée à Louis d’Orléans, lointain cousin et alors héritier présomptif du trône. Elle est éloignée de la cour, mais est éduquée par un couple proche de la famille royale, qui lui donne une solide formation religieuse et une grande affection pour la sainte Vierge. Après vingt-deux ans de mariage, son mari, devenu le roi Louis XII, fait déclarer nulle leur union pour pouvoir épouser Anne, duchesse de Bretagne, pour des raisons politiques.

Après quelques années, elle fonde alors à 36 ans l’ordre de l’Annonciade, avec la devise suivante : « Aimez-vous les unes les autres ». Son désir est d’établir une vie de paix, de prière et de charité fraternelle, à l’image de ce que pouvait être la vie de la Sainte Famille à Nazareth. Les religieuses s’efforcent d’imiter la Vierge Marie, en particulier par la pratique des vertus que Jeanne a identifiées dans sa méditation de l’Évangile. En observant la vie de Marie, elle les résume au nombre de dix : pureté, prudence, humilité, foi, louange, obéissance, pauvreté, patience, charité, compassion. Elle les appelle « plaisirs » : en effet, elle voit en ces vertus la manière dont la Vierge Marie a plu à Dieu durant sa vie. De même, pour les sœurs de l’Annonciade, il s’agit de louer Dieu, de lui plaire, en imitant la Vierge Marie dans ces dix vertus. Ainsi, c’est un climat spirituel de paix, de joie et d’ouverture à Dieu qui s’établit entre elles. Que la prière de sainte Jeanne de France nous aide à faire régner dans notre paroisse cette charité fraternelle, faite de prière, de douceur et de bienveillance !

don François Doussau + prêtre

4ème Dimanche du Temps Ordinaire

Les béatitudes, quesako ?

À notre époque où « les humains cherchent surtout la réalisation, l’accomplissement de soi » comme l’écrivait un père Picart, oratorien, à Pâques 2013 (La Croix), les paroles des béatitudes peuvent sembler déconcertantes … et aller à l’encontre de la « quête ordinaire de notre génération. »

Heureux ceux qui pleurent, heureux ceux qui sont persécutés (Mt 5).

Alors ? Pensons bien qu’on ne « comprend » pas ces mots de Jésus avec la seule «intelligence» (car les paradoxes de ces paroles sont assez forts). Pensons que l’on «comprend» un peu, après avoir commencé à marcher sur ce chemin que le Maître montre à ses disciples.

Écoutons Saint Augustin : « Tu me dis, je veuxcomprendre pour croire, je te réponds crois afin de comprendre. »

D’ailleurs, comme dans d’autres passages des Évangiles, Jésus parle d’abord de Lui-même dans les béatitudes. En Saint Luc (chapitre 6) Jésus déclare : Persécutés ? C’est ainsi que leurs pères traitaient les prophètes ! Oui, Jésus montre le chemin qu’Il va prendre et nous invite, comme disciples, à le suivre. « Croire aux béatitudes » c’est être assuré qu’au bout du compte, au milieu des épreuves de notre vie, cette vie a un sens, en Dieu, en Jésus.

Don Jean-Marcel

3ème Dimanche du Temps Ordinaire

Pour concourir à la publicité et au rayonnement du projet de notre maison paroissiale, plusieurs événements sont organisés.
Après le succès du 1er marché des artisans, une exposition sur les chrétiens cachés du Japon nous est proposée !

En 1549, le Japon découvre le Christ avec l’arrivée des navires marchands portugais et des missionnaires jésuites qui étaient à bord. Une quarantaine d’années plus tard débute une longue période d’interdiction et de persécution. Pendant plus de 250 ans, des Japonais chrétiens ont pratiqué en cachette. En absence de prêtres, les rites étaient transmis de croyant à croyant et le Christ se cachait dans les symboles bouddhistes des villages. Nous vous proposons de découvrir ensemble leur histoire du 23 au 28 janvier salle Mère Teresa au travers d’une exposition tout public.

Vendredi 27 janvier de 19h30 à 21h30, nous recevrons M. Shintaro YUZAWA, responsable du Centre Catholique Japonais de Paris, et étudiant en licence canonique de théologie, spécialisé en Écriture sainte à l’Institut Catholique de Paris. Après la projection du documentaire « les Chrétiens de Nagasaki » (grâce à l’aimable autorisation de KTO), nous pourrons échanger avec lui sur le christianisme au Japon. Un apéritif japonais sera proposé pendant la projection du documentaire.