3ème dimanche du Temps Ordinaire

Une seule tête, le Christ, un seul corps, l’Eglise

« Nous avons été baptisés pour former un seul corps », celui de Jésus Christ. Cette affirmation, bien catholique, s’appuie sur les paroles de Saint Paul entendues dans la 2ème lecture. Mais elle peut rapidement être considérée comme une tarte à la crème indigeste ou une réalité mystique éloignée de notre vie, qu’il faut donc balayer d’un revers de main.
Nous recevons aujourd’hui de l’Eglise la Parole de Dieu « vous êtes corps du Christ et, chacun pour votre part, vous êtes membres de ce corps ». Prenons le temps de nous demander : quelle conséquence concrète aura cette phrase, pour moi, cette semaine ?
Par le baptême, je deviens un membre à part entière de l’Eglise. Me voici chez moi partout où je trouverai un catholique : à Houx comme à Marville, en passant par Croisilles et Clévilliers, je suis à la maison !Lire la suite →

2ème dimanche du Temps Ordinaire

Extraordinaire !

Le lendemain du baptême du Seigneur, la liturgie commence le cours du Temps ordinaire. Le
français a rendu par le mot « ordinaire » l’expression latine « per annum », c’est-à-dire « au
long de l’année ». Ce mot « ordinaire » peut donner l’impression d’une routine, sans surprise ni saveur.
Pourtant dans ce « Temps ordinaire », nous parcourons la vie de Jésus du début de son ministère public jusqu’à son entrée à Jérusalem. Et cela n’a rien d’un train-train ennuyeux ! Nous le voyons accomplir des miracles, redresser les accablés, guérir les malades, chasser les démons, pardonner les péchés, enseigner dans les synagogues… ; bref, se dépenser avec énergie et détermination pour les brebis perdues que le Père lui a confiées. Cette vie ordinaire de Jésus est extraordinaire ; elle a toujours de quoi nous surprendre et nous émouvoir ! Comme le dit Saint Jean à la fin de son Evangile : « Il y a encore beaucoup de choses que Jésus a faites ; et s’il fallait écrire chacune d’elles, je pense que le monde entier ne suffirait pas pour contenir les livres qu’on écrirait. » (Jn 21, 25).Lire la suite →

Le Baptême du Seigneur

« Accorde à tes enfants d’adoption, qui ont reçu la nouvelle naissance de l’eau et de l’Esprit, d’être toujours fidèles à ce qui te plaît ».

Nous fêtons, en ce dimanche après l’Épiphanie, le Baptême du Seigneur. Dans la tradition des Églises d’Orient, la fête de l’Épiphanie semble encore plus importante que celle de la Nativité. Elle commémore en fait ce jour-là trois événements, trois manifestations de Dieu (c’est le sens du mot grec epiphaneia) : l’adoration des mages, le baptême du Seigneur, et le miracle des noces de Cana. En ces trois occasions, Jésus se révèle comme Sauveur, comme Dieu, et se fait connaître aux peuples. La liturgie de l’Église latine, après la réforme qui a suivi le concile Vatican II, a voulu mieux manifester ce lien entre ces trois événements. Ainsi, à la place du premier dimanche du temps ordinaire, nous célébrons le Baptême du Seigneur, et la semaine prochaine, comme un écho poursuivi, nous lirons à la messe l’évangile des noces de Cana, par lequel Jésus inaugure sa mission en se révélant à ses disciples.Lire la suite →

Temps de Noël

« Aujourd’hui vous est né un Sauveur »

Cette parole de l’ange du Seigneur adressée aux bergers a suffi à les mettre en route, à réveiller en eux le désir de voir s’accomplir la promesse du Salut.

Après avoir entendu éclater la joie du ciel à travers les louanges des anges, ces hommes frustes et suffisamment aguerris pour affronter la nuit, le froid, le désert et les bêtes sauvages, se sont laissés toucher. Ils ont laissé résonner en eux le manque auquel répond la promesse, l’aspiration à la véritable joie dont ils ont bénéficié comme d’un aperçu.

Lire la suite →

4ème Dimanche de l’Avent

Prier… pour garder son cœur dans la paix

En ces jours qui précèdent Noël, nous voyons les gens affairés tout autour de nous. Les uns cherchent des cadeaux appropriés à chacun, les autres réfléchissent aux menus du réveillon, d’autres encore préparent chambres et décorations pour la venue des invités. Dans le même temps, l’inquiétude liée à la pandémie habite de nombreux cœurs : ceux que j’aime pourront-ils venir ? Vais-je transformer la rencontre familiale tant attendue en lieu de discussions tendues ? Comment exprimer mon amour aux personnes fragiles malgré les barrières sanitaires ?Lire la suite →

3ème Dimanche de l’Avent

« Il est bon d’attendre en silence le salut du Seigneur. »

Ce dimanche les ornements violets de l’Avent sont remplacés exceptionnellement par des ornements de couleur rose pour souligner la joie intense de la nativité de Jésus qui approche. Quelle est cette joie propre à Noël ?

Voilà des siècles que le peuple d’Israël attendait la venue du Messie de Dieu. Celui-ci se manifeste enfin au monde le jour de Noël, non pas avec éclat et majesté, mais dans le silence et l’humilité de la crèche. C’est ce mystère de la vie divine qui entre ainsi dans la vie des hommes qui suscite une si grande joie ! Devant un tel événement, nous comprenons que Dieu peut franchir tous les obstacles pour venir jusqu’à nous, pour nous sauver. « Ceux qui se laissent sauver par lui sont libérés du péché, de la tristesse, du vide intérieur, de l’isolement. Avec Jésus-Christ, la joie naît et renaît toujours ! » (Pape François, exhortation apostolique EVANGELII GAUDIUM 1).Lire la suite →

2ème Dimanche de l’Avent

Après avoir creusé le désir et dégagé les obstacles pour vivre saintement notre Avent, nous nous trouvons peut-être en cette deuxième semaine dans une impasse. Nous voulions courir à la crèche avec zèle, désencombré de nos misères… et nous voilà dans une
ornière, nous n’arrivons pas à nous détacher de telle mauvaise habitude, nous retombons dans tel vieux péché, et nous peinons à nous relever.
Faire l’expérience de notre péché doit-il forcément nous conduire au découragement ? ‘Tu le vois, Jésus ! Jamais je ne pourrai t’apporter le cadeau promis. Et je reconnais que c’est davantage le restaurant derrière l’étable qui m’intéresse, plutôt que ta mangeoire. Le cœur partagé, je n’ose m’approcher.’
Cette expérience commune peut, bien au contraire, nous conduire à une grande action de grâce ! C’est justement pour notre péché, pour notre petitesse, pour nos misères, que le Verbe a pris chair. C’est cabossé, sale, tordu et faible que nous approcherons de la crèche pour déposer au pied du Divin Enfant toute notre vie.
C’est pour cela qu’Il est venu ; Il veut nous sauver. C’est pour cela qu’Il s’est fait tout petit ; Il ne veut pas nous effrayer. C’est pour cela que nous pouvons aujourd’hui nous relever et poursuivre la route ; Il nous a déjà racheté. Gardons dans notre cœur ces prochains jours,
cette phrase de St Paul, pleine d’espérance : « J’en suis persuadé, celui qui a commencé en vous un si beau travail le continuera jusqu’à son achèvement au jour où viendra le Christ Jésus. » Ainsi, plein de confiance, nous continuons avec persévérance notre route vers Noël. Jésus est déjà là, auprès de nous, Il nous précède et nous donnera la grâce d’arriver
jusqu’à Lui.

don Louis-Marie Boët, p+

 

1 er Dimanche de l’Avent

Creuser le désir et dégager les obstacles

Ce 1er dimanche de l’Avent marque le début de notre marche vers la Nativité du Seigneur. Une marche qu’il faut comprendre comme un temps de préparation afin de creuser en nous le désir de mieux accueillir le Fils de Dieu fait homme et de dégager les obstacles en nous qui entravent la rencontre personnelle avec ce Dieu qui nous sauve.

C’est un peu comme pour la préparation d’une fête familiale, d’un anniversaire de mariage. Bien sûr, il y a l’organisation matérielle de l’évènement qu’il faut anticiper, il y a les convives à inviter, cela creuse le désir de la fête. Mais il y a aussi la préparation intérieure qui suppose de disposer son cœur, et cela passe par des actes de bienveillance, parfois de réconciliation et de paix. Tout cela en vue de vivre un beau moment de communion familiale, qui nous donne de goûter comme aux prémices de la communion plénière et éternelle auprès de Dieu pour laquelle nous sommes faits.Lire la suite →