Les deux républiques de Frédéric Ozanam
L’Église a fêté ce 9 septembre le bienheureux Frédéric Ozanam. Cet intellectuel catholique de la première moitié du XIXe siècle (1813-1853), a publié en avril 1848, un article qui fera date : « Les deux républiques ». Ce texte oppose une république sans transcendance divine, qu’on pourrait qualifier aujourd’hui d’ultra-libérale, et une république d’inspiration chrétienne.

La république ultra-libérale que dénonce Ozanam n’a d’autre limite que celle que le législateur veut bien se donner. Tout est possible avec un vote majoritaire. Aucune éthique transcendante n’a force de loi : c’est la définition du positivisme juridique, pensée qui domine les systèmes juridiques occidentaux depuis le XXe siècle et qui a été théorisée par le grand juriste Hans Kelsen. Ainsi, tout devient possible, y compris le pire, pourvu que les procédures soient respectées et qu’il y ait un assentiment populaire. Ozanam a compris
que cela ne conduirait qu’à la tyrannie alors que le droit naturel protège l’humanité en lui donnant des limites.






