1 er Dimanche de l’Avent

Creuser le désir et dégager les obstacles

Ce 1er dimanche de l’Avent marque le début de notre marche vers la Nativité du Seigneur. Une marche qu’il faut comprendre comme un temps de préparation afin de creuser en nous le désir de mieux accueillir le Fils de Dieu fait homme et de dégager les obstacles en nous qui entravent la rencontre personnelle avec ce Dieu qui nous sauve.

C’est un peu comme pour la préparation d’une fête familiale, d’un anniversaire de mariage. Bien sûr, il y a l’organisation matérielle de l’évènement qu’il faut anticiper, il y a les convives à inviter, cela creuse le désir de la fête. Mais il y a aussi la préparation intérieure qui suppose de disposer son cœur, et cela passe par des actes de bienveillance, parfois de réconciliation et de paix. Tout cela en vue de vivre un beau moment de communion familiale, qui nous donne de goûter comme aux prémices de la communion plénière et éternelle auprès de Dieu pour laquelle nous sommes faits.Lire la suite →

33ème dimanche du Temps Ordinaire

« Dies iræ, dies illa solvet sæclum in favilla : teste David cum Sibylla » !

C’est cet extrait du Requiem de Mozart que je fredonne avec cœur au volant de ma voiture en cette fin d’année liturgique : « Jour de colère, ce jour-là, qui réduira le monde en cendres ; David l’atteste et la Sibylle. » La vigueur et la beauté de ce chant m’invitent à envisager, du plus profond de mes tripes, la réalité que décrit Jésus dans l’Evangile de ce dimanche.Lire la suite →

32ème dimanche du Temps Ordinaire

Ce mois de novembre nous prions tout particulièrement pour les défunts. Nous demandons au Seigneur de les accueillir auprès de lui dans la paix et la joie éternelles.
Ne manquons pas de recommander les défunts que nous avons connus, ils sont confiés à notre intercession. Prier pour eux est un acte de charité profonde : en demandant à Dieu d’achever en eux ce qu’il a commencé au cours de leur passage sur terre, nous les aidons à achever leur vocation fondamentale de fils et de filles de Dieu.
Nos paroisses sont relativement proches de La Chapelle-Montligeon et certains d’entre vous aiment à se rendre en pèlerinage au sanctuaire où cette communion des saints est peut-être plus sensible grâce à tout ce qu’on peut y vivre. N’hésitez pas à faire cette démarche pour ceux qui en auraient l’opportunité durant ce mois de novembre.Lire la suite →

31ème dimanche du Temps Ordinaire

Rendons grâce à Dieu pour la multitude de saints qu’il a suscité dans l’Église !
Aussi bien les saints que nous fêtons au cours de l’année et qui nous sont familiers mais également les saints anonymes que Dieu seul connaît… Dans tous les états de vie, ces frères et sœurs aînés dans la foi nous ouvrent un chemin vers la communion plénière avec notre Père du ciel.
Ne nous privons pas de leur soutien, recommandons-nous à leur intercession, réclamons leur réconfort pour traverser les épreuves sans nous décourager. La fraternité des fils et des filles de Dieu se déploie aussi à travers les âges.
Que la Toussaint nous rappelle et ravive notre appartenance à cette grande famille.

Don René-François, curé

30ème dimanche du Temps Ordinaire

« Jésus sortait de Jéricho… »

Sous l’impulsion de Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, le mois d’octobre est l’occasion de revisiter notre façon d’être missionnaire. Une communauté qui prie, c’est fondamental mais ce n’est pas suffisant en tant que tel. Dans l’Evangile, Jésus sort dans les villages et nous encourage à faire de même pour la mission « Allez donc ! De toutes les nations, faites des disciples… Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. » (Mt 28, 19-20). Depuis l’Eglise n’a cessé d’être missionnaire en sortant à la rencontre des gens : St François d’Assise et les frères mineurs, St François de Sales et la Visitation, la conférence St Vincent de Paul… pour ne citer que quelques exemples parmi beaucoup d’autres.Lire la suite →

29ème dimanche du Temps Ordinaire

« En Jésus, le Fils de Dieu, nous avons le grand prêtre par excellence »

Quand nous réfléchissons à l’immensité de Dieu, à sa puissance infinie, à sa sainteté éclatante ou encore à son Esprit éternel, nous avons de la peine à envisager qu’Il se soit fait homme en Jésus-Christ. Pourquoi Dieu, si grand et sublime, a-t-il assumé notre nature humaine, si pauvre et faible ?

La deuxième lecture de ce dimanche nous éclaire : le Fils de Dieu a assumé cet écart fou entre la nature divine et la nature humaine en vue de sa mission sacerdotale. Qu’est-ce que cela veut dire ?

Jésus, vrai Dieu, fut capable de parler au Père, de le prier de pardonner aux hommes pécheurs, désormais incapables, par leurs seules forces, de se hisser à la hauteur du Seigneur. Vrai Dieu, Jésus a pu offrir un sacrifice qui soit proportionné à notre besoin immense de salut. Il voit le Père.

Jésus, vrai homme, a été « éprouvé en toutes choses, à notre ressemblance, excepté le péché ». Il a tout connu de notre vie, nos humbles joies et notre mort, excepté le péché. En traversant la faiblesse humaine, en éprouvant passions et instincts (Jésus pleure, se met en colère, se réjouit, souffre, aspire à conserver sa vie…), Jésus n’est pas « incapable de compatir » à ce que nous vivons au quotidien. Il est proche de nous.Lire la suite →

28ème dimanche du Temps Ordinaire

Mois d’octobre, mois du rosaire

Nous venons de célébrer ce jeudi Notre-Dame du Rosaire et c’est pour moi l’occasion de rendre grâce pour mes 20 ans de sacerdoce. En effet, j’ai été ordonné prêtre le 7 octobre 2001 dans la basilique Notre-Dame de la Trinité à Blois, en compagnie de don MartinJacques, qui a été vicaire sur la paroisse Ste Jeanne de France, et de don Anne-Guillaume, qui a été longtemps chapelain à NotreDame de Montligeon. C’est à la prière du Rosaire que fut attribuée la victoire navale de Lépante en 1571, laquelle arrêta l’avancée turque qui menaçait l’Europe. Plus tard, c’est l’ensemble du mois d’octobre qui fut marqué par cette prière plus particulière à Marie. Le chapelet ou le rosaire consistent à réciter la prière du Notre Père suivie de dix Je vous salue Marie. Le fidèle utilise un collier de grains pour compter les prières dites. Chacune de ces dizaines est accompagnée de l’évocation d’une facette de la vie Seigneur Jésus. C’est en quelque sorte une façon de méditer l’Évangile.

Lire la suite →