3ème dimanche du temps ordinaire

La Parole de Dieu proclamée ce dimanche nous fait entrer dans une dynamique de lumière, de conversion et d’appel. Alors que l’année liturgique se poursuit dans le temps ordinaire, les textes nous orientent déjà vers un chemin de préparation intérieure, qui trouve un écho particulier dans l’ancienne tradition de la Septuagésime, qui aurait commencé ce dimanche, 25 janvier. C’était un temps de transition et de mise en disponibilité du cœur avant le Carême .

La première lecture, tirée du livre du prophète Isaïe, est une grande annonce de consolation et ’espérance. À ceux qui marchaient dans les ténèbres, une lumière se lève. Les terres de Zabulon et de Nephtali, autrefois marquées par l’humiliation, deviennent le lieu de la gloire de Dieu. Le joug est brisé, la peur recule, la joie renaît. Cette prophétie n’est pas seulement un souvenir du passé : elle ouvre déjà l’horizon de l’Évangile, là où Dieu rejoint son peuple dans ses zones d’ombre pour y faire surgir la vie.

Le psaume prolonge cette confession de foi : « Le Seigneur est ma lumière et mon salut ; de qui aurais-je crainte ? » Il exprime la confiance paisible de celui qui désire avant tout demeurer en présence du Seigneur. Espérer, attendre, tenir bon : autant d’attitudes intérieures qui préparent le croyant à un chemin de conversion authentique.

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2ème dimanche du temps ordinaire

L’Agneau de Dieu

A la suite de Jean le Baptiste, nous invoquons Jésus comme « l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde ». D’où vient cette expression et qu’est-ce qu’elle signifie pour nous ?

C’est certainement l’Esprit-Saint qui l’a inspirée au prophète Jean le Baptiste, car elle ne se trouve nulle part dans l’Ancien Testament ni dans la culture juive – elle est absolument nouvelle pour désigner Jésus.

Mais elle fait allusion à des thèmes bien connus. Dans l’Ancien Testament, l’agneau est une figure, sacrificielle, la victime par excellence : il y a l’Agneau de la Pâque, immolé pour sauver de l’esclavage ; il y a aussi les agneaux sacrifiés dans le Temple pour obtenir le pardon des péchés.

Puis, deux prophètes donnent à des personnes qui se sacrifient le titre d’agneau : le prophète Jérémie se compare à « un agneau docile qu’on emmène à l’abattoir » (Jr 11,19) ; par le prophète Isaïe (Is 53), Dieu parle du « juste, mon serviteur qui, comme un agneau conduit à l’abattoir remet sa vie en sacrifice de réparation pour les multitudes et se chargera de leurs fautes ».

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