2ème dimanche du temps ordinaire

L’Agneau de Dieu

A la suite de Jean le Baptiste, nous invoquons Jésus comme « l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde ». D’où vient cette expression et qu’est-ce qu’elle signifie pour nous ?

C’est certainement l’Esprit-Saint qui l’a inspirée au prophète Jean le Baptiste, car elle ne se trouve nulle part dans l’Ancien Testament ni dans la culture juive – elle est absolument nouvelle pour désigner Jésus.

Mais elle fait allusion à des thèmes bien connus. Dans l’Ancien Testament, l’agneau est une figure, sacrificielle, la victime par excellence : il y a l’Agneau de la Pâque, immolé pour sauver de l’esclavage ; il y a aussi les agneaux sacrifiés dans le Temple pour obtenir le pardon des péchés.

Puis, deux prophètes donnent à des personnes qui se sacrifient le titre d’agneau : le prophète Jérémie se compare à « un agneau docile qu’on emmène à l’abattoir » (Jr 11,19) ; par le prophète Isaïe (Is 53), Dieu parle du « juste, mon serviteur qui, comme un agneau conduit à l’abattoir remet sa vie en sacrifice de réparation pour les multitudes et se chargera de leurs fautes ».

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Baptême du Seigneur

Quand Dieu se manifeste en se cachant !

Lorsque nous fêtons l’épiphanie, nous faisons généralement mémoire de l’adoration des mages. Mais à l’origine, dans le christianisme oriental (IIIè–IVè siècle), l’Épiphanie n’était pas centrée uniquement sur l’adoration des mages, mais sur deux autres événements de la vie du Christ qui manifestent au monde son identité : le baptême de Jésus (que nous commémorons ce dimanche) et les noces de Cana.

D’ailleurs le mot Épiphanie vient du grec epi/pháneia (ἐπι / φάνεια). Epi qui veut dire : tout, et phanos « manifestation », « apparition ». Ces trois événements étaient fêtés ensemble le 6 janvier.

Aujourd’hui, nous commémorons ces « révélations » progressives de l’identité de Jésus en trois dimanches qui se succèdent.

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