25e dimanche du Temps Ordinaire

Accueillir le pape…

Le weekend prochain, le pape vient nous rendre visite en France ! C’est à lui que le Christ dit avant de mourir : « Pierre, j’ai prié pour toi, afin que ta foi ne défaille pas. Toi donc, affermis tes frères. » (Lc 22,32). Et après la résurrection il insiste : « Pierre, sois le pasteur de mes brebis » (Jn 21,16). Alors nous voulons l’accueillir ce pape que le Seigneur lui-même nous envoie. Nous voulons nous laisser affermir dans la foi, puisque le Seigneur a prié pour que sa foi soit un rocher pour nous. Nous voulons nous laisser guider par celui que Jésus nous a donné comme pasteur.

Ce qui nous motive d’aller à Paris vendredi soir au Stade de France ou samedi sur les Champs-Elysées, ce n’est donc pas de “voir le pape” , mais d’être rassemblés autour de lui pour Jésus-Christ, pour vivre notre foi, pour célébrer la messe. Le pape est celui qui fait notre unité. Sans lui, nous serions comme le dit le prophète Isaïe : « Nous étions tous errants comme des brebis, chacun suivait son propre chemin. » (Is 53,6). La personne du pape, sa parole, ses décisions : voilà ce qui concrètement nos permet d’être tous unis dans la foi, de sentir que nous tous – si nombreux et si différents – nous sommes un seul corps et un seul esprit dans le Christ. C’est cette expérience spirituelle de l’unité dans le Christ, expérience de l’Église, que nous cherchons en venant à la rencontre du pape.

… pour qu’ils aient la vie !

Depuis 10 jours déjà, quiconque regarde par les fenêtres de l’Assemblée nationale voit, juste en face, de l’autre côté de la Seine, le grand chapiteau pour la messe qui est installé sur la place de la Concorde. Et sur ce chapiteau, bien en direction de l’Assemblée et en grandes lettres, le slogan de la visite du pape : « Pour qu’ils aient la vie ! » . Nous rassembler à Paris pour la messe n’est pas seulement une expérience spirituelle pour nous, c’est aussi un grand témoignage que nous rendons à nos contemporains : Jésus-Christ est notre vie, il a donné sa vie pour nous et c’est pourquoi notre vie lui appartient, depuis sa conception jusqu’au sa fin naturelle. C’est Lui qui est la réponse aux défis de notre temps, à la souffrance des malades et des agonisants, à la souffrance des parents et des enfants. Il est le vainqueur du mal et de la mort, il est le sens de notre vie. Nous allons à Paris, pour que le monde sache que Dieu nous aime, lui qui a dit : « Moi, je suis venu pour que les brebis aient la vie, la vie en abondance. Moi, je suis le bon pasteur, le vrai berger, qui donne sa vie pour ses brebis.» (Jn 10,10-11).

don Constantin von Jagwitz