5ème dimanche du temps ordinaire

Journée des malades

Chers paroissiens,

Nous porterons l’ensemble des malades dans notre prière ecclésiale le 11 février, et paroissiale le dimanche 15 février lors de la messe. Une belle occasion pour prendre le temps de recommander nos malades à la tendresse du Seigneur, mais aussi d’inviter largement nos proches à recevoir le sacrement des malades
ou la bénédiction lors de la messe ! Certains attendent d’être invités, d’autres ne connaissent pas cette
possibilité de bénédiction… alors, à nous d’inviter !

« J’ai voulu reproposer l’image du bon Samaritain, toujours actuelle et nécessaire pour redécouvrir la beauté de la charité et la dimension sociale de la compassion, afin d’attirer l’attention sur les nécessiteux et les personnes qui souffrent, comme sont les malades.

1 – Le don de la rencontre : la joie d’offrir la proximité et la présence.
Nous vivons immergés dans une culture de l’instantanéité, de l’immédiateté, de la précipitation, mais aussi du rejet et de l’indifférence qui nous empêche de nous approcher et de nous arrêter en chemin pour regarder les besoins et les souffrances autour de nous. La parabole raconte que le Samaritain, en voyant le blessé, ne “passa pas outre”, mais porta sur lui un regard ouvert et attentif, le regard de Jésus qui le conduisit à une proximité humaine et solidaire… C’est pourquoi le chrétien devient le prochain de celui qui souffre, suivant l’exemple du Christ, le véritable Samaritain divin qui s’est approché de l’humanité blessée…

2 – La mission partagée dans le soin des malades.
(…) Le samaritain ne s’occupe pas du malade individuellement ; « Il a cherché un hôte qui pouvait prendre soin de cet homme ; nous aussi, nous sommes invités à nous mobiliser et à nous retrouver dans un ‘‘nous’’ qui soit plus fort que la somme de petites individualités ». (…) Être un dans l’Un signifie nous sentir véritablement membres d’un corps dans lequel nous portons, selon notre propre vocation, la compassion du Seigneur pour la souffrance de tous les hommes. De plus, la douleur qui nous touche n’est pas une douleur étrangère ; c’est la douleur d’un membre de notre propre corps auquel notre Tête nous demande de venir en aide pour le bien de tous. En ce sens, elle s’identifie à la douleur du Christ et, offerte de manière chrétienne, elle accélère l’accomplissement de la prière du Sauveur lui-même pour l’unité de tous.

3 – Animés par l’amour de Dieu, pour nous retrouver nous-mêmes et retrouver notre frère.
(…) Chers frères et sœurs, « le véritable remède aux blessures de l’humanité est un mode de vie fondé sur
l’amour fraternel qui trouve sa source dans l’amour de Dieu ». Je souhaite vivement que cette dimension
fraternelle, “samaritaine”, inclusive, courageuse, engagée et solidaire, qui trouve sa racine la plus intime dans notre union avec Dieu, dans la foi en Jésus-Christ, ne manque jamais dans notre style de vie chrétien. Enflammés par cet amour divin, nous pourrons vraiment nous donner en faveur de tous ceux qui souffrent, en particulier nos frères malades, âgés et affligés… »

Don Charles +